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La nutrition : un élément clé pour la prévention et la prise en charge du cancer du sein

27 octobre 2020
Octobre Rose

A l'occasion d'Octobre Rose, nous vous proposons de découvrir le travail de nos professionnels des soins d'accompagnement dans la prise en charge des patients. Aujourd'hui, c'est Marine Mortier, diététicienne aux cliniques de Quimper, qui répond à vos questions. 

 

Quel est le lien entre nutrition et cancer d'une manière générale ? 

40 % des cancers en France seraient causés par des facteurs de risque dits « évitables » car liés à notre mode de vie et environnement. Plus de 20 % sont attribuables à la nutrition, dont 5,4 % en lien direct avec nos habitudes alimentaires. Parmi ces risques on note : boissons alcoolisées, le surpoids et l’obésité, l’alimentation déséquilibrée.

Source : OMS-CIRC.

Dans notre alimentation quotidienne, quels conseils pouvez-vous nous transmettre pour prévenir ces risques ?

Adopter une alimentation variée et équilibrée permet de limiter les facteurs de risques nutritionnels et d’augmenter les facteurs protecteurs. Plus concrètement, il est recommandé d’augmenter sa consommation de légumes, fruits, légumineuses et céréales complètes dans le but d’augmenter ses apports en fibres. Si vous n’aviez pas l’habitude de consommer ces produits ne cherchez pas à atteindre l’objectif des 5 fruits et légumes par jour immédiatement, mais préférez augmenter progressivement vos apports pour ne pas vous décourager.

Auriez-vous une idée recette à nous partager pour bien commencer ?

Pour éviter le grignotage parfois très tentant lorsque l’on rentre du travail par exemple, pourquoi pas s’offrir une collation à la fois rassasiante et gourmande ?

La vidéo de la recette "Collation coupe faim" est disponible sur notre page Facebook. 

Comment accompagnez-vous vos patients pendant et après un traitement du cancer du sein ?

Non seulement le cancer et ses traitements  (chimiothérapie et radiothérapie) augmentent les besoins nutritionnels (calories et protéines) mais ils ont aussi souvent des répercussions sur l’appétit. Il est donc essentiel d’avoir des conseils adaptés pour limiter les carences,  la perte de poids et permettre plus facilement la poursuite des traitements.

« Une femme mieux nourrie est femme mieux armée contre le cancer »

Dès le début pour lever les inquiétudes grâce à des conseils personnalisés et des réponses aux questions que la maladie soulève : « je suis Végan est ce que mon régime alimentaire est compatible avec la chimiothérapie ? «  On m’a conseillé de jeûner qu’en pensez vous ? » « Y a t-il des aliments à supprimer et d’autres à privilégier ? »…

Pendant les traitements en cas de perte de poids ou d’effets secondaires impactant la prise alimentaire (nausées, vomissements, modification des goûts, trouble du transit…).

Après les traitements pour être accompagnée de façon personnalisée et adaptée en cas de prise de poids responsable d’une obésité. En effet, selon le réseau National Alimentation Cancer Recherche (NACRe) *, soutenu par l’INRA* et l’INCa**, la prise de poids concerne près d’une patiente sur deux au cours du traitement du cancer du sein et cette prise de poids augmente le risque de récidive. C’est pourquoi elle doit être évitée ou limitée.