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Le patient acteur de son parcours

De nouvelles techniques visant à rendre le patient principal acteur de son parcours sont développées dans la clinique.

Circuit court, RAAC, Patient 3D... : de nouvelles prises en charge se mettent en place et permettent au patient de prendre part à son rétablissement.

De nombreuses expérimentations l'ont prouvé : le rétablissement d'un patient est, pour de très nombreuses interventions, plus rapide et moins agressif lorsque le patient est directement acteur et fait équipe avec  les soignants. Ces patients y trouvent un bénéfice aussi bien physique que psychologique. Un travail pluridisciplinaire est effectué à la Clinique Saint-Michel & Sainte-Anne et la Polyclinique Quimper Sud pour développer différents concepts.


  • Le circuit court

Grâce aux avancées de la chirurgie mini-invasive et de techniques d’anesthésie très ciblées, de plus en plus d’interventions peuvent être prévues en circuit court, sur une durée de présence limitée (. Les différentes étapes du parcours ont été pensées pour réduire les temps d’attente, donc le stress associé, tout en proposant aux patients une prise en charge personnalisée et sécurisée. A son arrivée le patient est invité à un entretien infirmier et est ensuite dirigé vers un vestiaire où une aide soignante l’accueille et l’accompagne. Une fois en tenue de bloc un brancardier l’accompagne à pied au bloc opératoire. Dès que l’intervention est terminée le patient revêt sa tenue civile pour rejoindre le salon de sortie pour qu’une collation lui soit servie après le contrôle médical et l’entretien avec une infirmière.


  • La RAAC (Récupération Améliorée Après Chirurgie) 

La Récupération Améliorée Après Chirurgie (RAAC) est un ensemble de mesures pré, per et postopératoires, destinées à réduire « l’agression » chirurgicale et ainsi améliorer les suites de toute chirurgie. La RAAC aboutit à un raccourcissement du séjour hospitalier, en lien avec l’amélioration des soins opératoires : meilleure convalescence, meilleure qualité de vie, meilleur confort et moins de complications médicales. Une nouvelle fois, le patient a un rôle actif et reçoit toutes les informations nécessaires lors de consultations d’informations spécifiques avant intervention.

La RAAC peut être pratiquée dans diverses spécialités et prend plusieurs formes. Il peut s’agir de la reprise de l’alimentation rapide (notamment après une chirurgie colorectale) pour diminuer la fatigue et pour augmenter les capacités lors des premiers efforts. Il peut aussi s’agir d’analgésie multimodale (utilisée en orthopédie) pour gérer la douleur efficacement et diminuer le recours à la morphine (donc limiter les effets secondaires ce qui favorise une mobilité rapide du patient). En orthopédie, le premier lever après une chirurgie prothétique est réalisé dès la salle de réveil. La RAAC tend à se développer dans de nombreuses spécialités mais est déjà proposée en chirurgie orthopédique et en chirurgie urologique à la Clinique Saint-Michel & Sainte-Anne.


  • Le Patient 3D

La Clinique Saint-Michel & Sainte-Anne et la Polyclinique Quimper Sud vont, en 2021, s'installer ensemble sur un nouveau lieu pour former la Clinique Mutualiste de Bretagne Occidentale. Qu’il s’agisse d’ambulatoire, de circuit court ou de RAAC, cette nouvelle clinique s’inscrit dans l’objectif du « patient 3D » : Debout, Digne, Détendu.

Le patient peut se rendre debout au bloc opératoire (et en sortir si cela est possible), dans une tenue plus digne et avec prothèses (dentaires, auditives, capillaires et lunettes) pour respecter son intimité. Les équipes médicales et paramédicales sont aujourd'hui convaincues du bien-fondé de de mode de prise en charge : respect de la liberté de choix, respect de l'intimité (tenue de bloc adaptée, déshabilloirs adaptés à l'entretien préopératoire), respect de la dignité, amélioration de la communication entre le soignant et le patient, patient acteur de son parcours, diminution du stress pré-opératoire...

Habituellement, l’entrée dans l’hôpital et la mise au lit rendent le patient directement « malade », ces actions du « patient 3D » agissent alors psychologiquement pour changer sa perception sur la situation : il récupère plus rapidement.